D'Indevillers, par la grotte de L'Ermitage et le moulin du Plain
Nous voici, à nouveau, en Pays horloger, pour une randonnée d'une douzaine de km et de 450 à 500 m de dénivelés. Une demi-journée y suffira !
Le trajet est très bien indiqué. L'on suivra la boucle 92 du Pays horloger, balisée jaune/bleu et les panneaux directionnels, étape par étape.
Elle est extraordinaire, notre région, qui nous offre en si peu de distance une aussi belle variété de paysages et de chemins et ce, en totale tranquillité (nous n'aurons croisé personne sur le parcours !).
Se rendre à Indevillers, sur le plateau du Haut-Doubs, et se garer au pied de l'église, sur le parking à l'arrière, face à la mairie.
L'on suit donc les balises de la boucle 92, en direction de la grotte de l'Ermitage. On maintiendra cette direction jusqu'à la grotte.
Nous traversons le village vers le Sud, passons sous la chapelle et le cimetière, et poursuivons le long de la route à gauche, qui s'élève sur les hauteurs et offre de beaux points de vue sur le village.
Nous montons tranquillement jusqu'à une fourche où se trouve à proprement dit le début de la boucle. On reviendra par là !
Quant à nous, nous décidons de la faire par la gauche, vers la grotte de l'Ermitage.
Nous continuons donc le long de la petite route, à travers champs, sur les hauteurs du plateau d'où nous profitons de belles envolées sur les environs et notamment sur les petites montagnes suisses.
Nous passons par le bois banal, Les Bandes et après la cabane des chasseurs, bifurquons à droite dans la forêt. Nous descendons à couvert par des chemins et des sentiers, toujours vers la grotte.
Nous descendons en maintenant le cap (toujours bien balisé) vers la grotte et débouchons sur l'espace qui a été aménagé devant elle pour y passer quelques agréables moments de convivialité. L'on notera qu'on organise ici la fête de l'Ermitage.
Face à la grotte, nous continuons par le sentier à gauche qui la contourne en montant et récupérons un plus large chemin, que nous prenons encore vers la gauche. Nous suivrons à présent la direction du Moulin du Plain, jusqu'à ce que nous parvenions à ce lieu.
Sur le chemin, nous ne manquerons pas le superbe point de vue sur la vallée du Doubs.
Nous quittons le chemin, pour un sentier à gauche qui dévale dans la forêt et rejoint les rives du Doubs.
Nous débouchons sur un plus large chemin qui borde la rivière et l'empruntons à droite, toujours en direction du Moulin du Plain.
Le chemin est très agréable. Nous passons par l'ancienne verrerie de la Caborde, continuons par un superbe sentier le long du Doubs.
Nous arrivons ainsi, tranquillement, au Moulin du Plain, où nous avons la tristesse de découvrir que l'hôtel-restaurant est à vendre. Nous y avons passé une nuit, il y a quelques années, et fait un excellent repas. Nous en avons gardé un très bon souvenir. Pourvu que les lieux trouvent repreneurs ! L'emplacement est idyllique.
Edit (février 2026) : vœu exaucé puisque le Moulin du Plain a trouvé repreneur. Une excellente nouvelle et de bons moments à prévoir autour d'une des tables du lieu !
Nous prenons ensuite le chemin qui monte franchement à la droite de l'établissement. Nous suivons à présent, et jusqu'au bout, la direction d'Indevillers (et de La Closure, en étape).
Nous nous élevons rapidement, à travers bois et à travers champs.
Nous parvenons sans trop forcer sur les hauteurs du plateau, passons devant la ferme La Closure.
Nous retrouvons une route en plein champs et, après quelques mètres, alors que nous surplombons Indevillers, le début de la boucle.
Il suffit alors de redescendre au village par la route que nous avons empruntée au début. Fin de la balade !
Une très belle sortie, très agréable et très variée ! Un vrai plaisir !
Par Montécheroux, le fort du Lomont et Chamesol
Une balade champêtre et mémorielle en pays horloger, sur les Montagnes du Lomont, à la limite du Pays de Montbéliard ! Compter 11 km ou 14 avec la variante que nous ferons et un petit dénivelé (à peu près 150 m).
Nous nous garons à l'entrée de Montécheroux, en venant de Noirefontaine par la D36. Nous prenons la petite route qui prolonge cette départementale alors que celle-ci vire à droite dans le village. Nous suivons pour l'heure les balises jaune-bleu et nous élevons au-dessus du village vers le nord (direction Pont-de-Roide).
Sur les hauteurs, nous quittons la route pour emprunter un chemin agricole à droite qui surplombe le village.
Nous atteignons un champ que nous traversons en prenant soin de le remonter en longeant la clôture à main droite, jusqu'au passage pas très pratique dédié aux randonneurs pour franchir la barrière. De l'autre côté, nous obliquons à gauche puis à droite après quelques mètres, à nouveau à travers champs (bien suivre les balises).
Nous atteignons une route agricole, la suivons à gauche, toujours vers Pont-de-Roide et la Tour Carrée. Nous croisons quelques montbéliardes et par un chemin entre bois et champs débouchons sur une prairie enclavée, extrémité Ouest du plateau. Nous allons au bout, jusqu'à la source Éléonore et à la croisée des chemins. Nous passons la barrière et prenons à droite dans les bois pour rejoindre la crête (limite entre le Pays horloger et le Pays de Montbéliard).
Nous débouchons sur une large route forestière. Nous optons pour un petit détour de quelques mètres, à gauche, pour observer la Tour Carrée, théâtre d'âpres combats durant la journée du 22 août 1944 où la position, stratégique, fut disputée par les maquisards et les forces d'occupation.
Nous revenons sur nos pas pour suivre la route forestière vers l'Est. Nous quittons donc le chemin qui mène à Pont-de-Roide pour préférer les balises rouge-blanc du GR5 et de la Grande Traversée du Jura. À gauche le Nord et le Pays de Montbéliard, à droite le Sud et le Haut-Doubs. Nous passons devant un pylône télécom.
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Nous croisons la départementale qui franchit la crête. Nous sommes au passage de la douleur, haut-lieu mémoriel de la deuxième guerre mondiale.
Là, nous décidons de faire un aller-retour au fort du Lomont. Nous quittons donc provisoirement le sentier du GR pour prendre la petite route en face et la remonter jusqu'à l'entrée de ce très vaste fort, du type Séré de Rivières, créé entre 1875 et 1878. Un des nombreux bastions qui parsèment la région érigés en vue de défendre le fameux verrou de Belfort.
Le fort est fermé et défense de franchir le pont qui menace de s'effondrer. Nous observons donc le fort de l'extérieur et revenons sur nos pas pour reprendre le cours de notre balade.
L'on pourra prendre un raccourci en choisissant un sentier qui s'élève à gauche et rejoint le chemin de crête ; mais si l'on veut voir le monument de la Douleur, au bord de la départementale, le détour vers l'Ouest s'impose.
Nous pouvons ensuite reprendre le cours normal de la randonnée et suivre le sentier, à droite, qui s'élève dans les bois puis longe la crête entre le nord et le sud, vers l'Est.
À droite quelques vues sur le fort s'offrent à nous, à gauche, entre les arbres, l'on distingue le Pays de Montbéliard.
Le GR rejoint les limites du fort et longe ses fossés et ses fortifications sur quelques dizaines de mètres. Gare à la chute !
Le sentier continue ensuite sur la crête et dans la forêt et débouche sur une clairière où la vue vers le Nord se dégage. Très beau panorama sur le Pays de Montbéliard et les Vosges même si le temps très brumeux ne permet pas de l'apprécier pleinement.
Là, nous quittons la crête et descendons à droite (vers le Sud, donc) en suivant toujours le GR (rouge/blanc).
Nous empruntons un chemin agricole et quittons les bois. L'horizon se dégage. Nous dominons les environs et devinons les cimes des Alpes suisses. Dommage, décidément, que le temps ne soit pas clair !
Nous rejoignons une route, prenons à gauche devant l'une des fermes du Lomont et descendons.
Nous quittons la route pour un chemin agricole à gauche, que nous suivons jusqu'à une croisée de chemins. C'est là que nous décidons de prolonger le parcours et de laisser le GR aller directement à Chamesol à droite (compter 2 à 3 km de plus pour cette variante). Nous continuons donc tout droit et passons devant la citerne (balises jaune/bleu).
Nous prenons un bout de route vers la gauche et obliquons rapidement à droite sur un chemin en bordure de champs, qui surplombe le plateau. Nous surprenons les oreilles et la queue d'un renard.
Nous accédons à une petite route que nous empruntons à droite. Nous descendons le long d'une combe et laissons le chemin jaune/bleu partir à gauche. Nous suivons la route jusqu'à Chamesol.
Nous atteignons le village et le remontons, toujours vers l'Ouest. Nous passons devant un lavoir, puis un deuxième, retrouvons le GR laissé plus haut et franchissons la départementale, devant le restaurant gastronomique Mon Plaisir. Nous poursuivons tout droit par une petite route, en direction de Montécheroux.
Nous longeons la petite route bien agréable, à travers champs, qui nous ramène à Montécheroux.
Nous arrivons donc au village, après le cimetière, et le traversons pour rejoindre notre point de départ. Nous passerons devant le Musée de la pince, la mairie et la maison familiale de Cuvier.
Fin de cette randonnée au caractère mémoriel et aux intérêts multiples !
Les trois Hugo de Besançon
Victor Hugo est né à Besançon en 1802. Il n'y est pas resté bien longtemps, à peine quelques semaines, mais il y a vu le jour et en a fait un poème célèbre, dont voici le début :
Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul, déjà, par maint endroit,
Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,
Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,
Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois
Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix (...)
V. Hugo - Les Feuilles d'Automne
Impossible de passer à côté de l'information dès lors que l'on visite la cité franc-comtoise. Il y a la maison natale du grand écrivain, reconvertie en maison dédiée à sa vie, son œuvre, sa mémoire, qui le rappelle (voir ici, une visite des lieux). Il y a aussi ses effigies érigées à des endroits stratégiques de la ville, trois sculptures qui offrent des visions différentes du grand homme, trois créations de trois grands artistes :
- sur la place Granvelle, la statue en majesté où il est divinisé et glorifié dans sa toge, de facture académique, créé par son compatriote comtois, Just Becquet, dont il n'est pas interdit de préférer la Bonne femme de Franche-Comté exposée au Musée des Beaux-Arts de Besançon
- aux musées des Beaux-Arts de Besançon, justement, un nu d'Auguste Rodin qui devait se trouver au centre d'une plus vaste composition, figure déterminée et romantique, en proie à l'inspiration, où transparait la concentration, la volonté inébranlable de l'auteur, sa force de vie
- et enfin, sur le parvis des droits de l'homme, le Victor Hugo d'Ousmane Sow, version humanisée du poète et défenseur des droits de l'homme, érigé en Jean Valjean, dont j'ai déjà dit quelques mots, ici
J'avoue une préférence pour cette dernière représentation, à mon sens la plus émouvante.
Sur le sentier des passeurs, une franco-suisse
Cette randonnée de 16 km et à faible dénivelé se déroule sur le territoire de Belfort, à la limite du Pays de Montbéliard et sur la frontière suisse, sur les sentiers qu'empruntaient les passeurs Paul et Léon Egger, de la France à la Suisse, pour mettre à l'abri les personnes recherchées par l'occupant, pendant la deuxième guerre mondiale. Ils partaient de la ferme des Champs Houdin pour arriver aux fermes suisses du Paradis et du Purgatoire où les fugitifs étaient pris en charge.
L'on se gare au bord de la route, entre Beaucourt et Saint-Dizier-L'Évèque, à l'endroit où celle-ci fait un virage prononcé à gauche. Il suffira de suivre les disques bleus, tout au long de la balade.
On passe la barrière et commence la boucle dans les bois en suivant le sentier des bornes de la principauté de Montbéliard, vers Croix.
On longe la ferme des Champs Houdin avant de bifurquer à gauche.
Nous passons de borne en borne, essuyons quelques grêlons, subissons les affres du temps changeant, nous arrêtons pour récolter un peu d'ail des ourses, en tout début de floraison, traversons la route et poursuivons dans la forêt.
On débouche sur la départementale, face à Croix. On opte pour le chemin agricole qui part à droite et que l'on suit.
Entre les champs, on passe sous la ligne électrique, la longe vers la droite et la quitte en bifurquant à gauche.
On continue jusqu'à une borne, d'où l'on a un beau point de vue vers Abbevillers et le Sud. On tourne à gauche.
On suit le chemin, traverse une route et poursuit tout droit vers la ferme Beauregard qui se situe à la frontière avec la Suisse.
Juste avant la ferme, on oblique à gauche dans les bois, sur le sentier frontalier jalonné de bornes frontalières de différentes époques.
Nous débouchons dans les champs et au panneau, obliquons à droite et pénétrons en Suisse.
Nous entrons à nouveau dans les bois, obliquons à gauche toujours en suivant les disques bleus (rando familiale 17), poursuivons tout droit.
L'on aura la chance de surprendre deux renardeaux sur le bord du chemin, à un endroit retourné par les terriers et le réseau souterrain que la famille s'est construit.
Nous prenons à gauche, puis à droite sur un chemin agricole et frontalier qui longe des champs et offre une vue sur Croix.
Nous accédons à une route qui part sur la droite et revient donc en Suisse. Nous la suivons jusqu'à une autre route qui la croise et que nous suivons à gauche en direction de la ferme du Paradis.
Attention, ne pas aller tout droit dans les champs comme cela semble être indiqué. Le chemin se perd.
Nous passons devant la ferme et débouchons sur une autre route que nous empruntons à gauche, en direction de la France.
À cet endroit, nous ferons les frais d'un accueil bien froid d'une habitante en voiture, qui nous arrêtera pour nous faire passer un interrogatoire en règle, sans bonjour ni au revoir : d'où venez-vous ? où allez-vous ? où habitez-vous ? ne passez pas là ! passez votre chemin ! Bref, bienvenue en Suisse ! Nos voisins suisses que l'on croise nombreux dans nos régions françaises et qui se montrent parfois (parfois ?) en terrain conquis et tout en arrogance (une grosse voiture et un portefeuille garni autorisant, selon certains, bien des privautés), quand ils sont chez eux n'ont de cesse de nous le signifier... Ils se montraient manifestement plus accueillants dans les années 40 et c'était tout à leur honneur.
Au croisement, on opte pour la route à droite qui longe la frontière sur quelques mètres, en contrebas de la ferme du Purgatoire.
Alors que la route vire à droite, nous la quittons pour virer à gauche sur un sentier et revenir définitivement sur le territoire français. Le chemin traverse la forêt.
On suit le chemin, monte, descend, remonte à l'orée de la forêt, le long des champs, pour surplomber Saint-Dizier-L'Évèque. Nous rejoignons le village.
On rejoint la D26 que l'on suit à droite dans le village et que l'on quitte aussitôt à gauche. On traverse un quartier résidentiel et débouche sur un chemin qui plonge à nouveau dans les bois et que l'on suit en louvoyant (et en surveillant les balises), jusqu'à notre point de départ.
Une randonnée champêtre, qui nous fait traverser bois et champs, peut-être un peu longuette...
De Nans-sous-Sainte-Anne, la randonnée des merveilles
Que le site est beau ! Un condensé des paysages de la Franche-Comté avec ses villages, ses reculées, ses plateaux calcaires, ses falaises et ses réseaux souterrains sculptés par l'eau et ses détours. La balade regorge de points remarquables et nous fait passer par des lieux exceptionnels. L'on ne s'étonne point que Courbet n'ait cessé de les peindre, insatiable de ce pays riche et mystérieux.
Il faut compter 17 km et un peu moins de 400 m de dénivelés pour cette randonnée sans grande difficulté, à laquelle on reprochera seulement une petite partie sur la départementale, dans la descente vers la reculée.
L'itinéraire sera balisé jaune et bleu et suivra les circuits 53 et 55 du pays.
Se garer à Nans-sous-Sainte-Anne, sur la Grande rue, près de la fontaine, en face du restaurant et prendre la direction de la Source du Lison et du Vieux Château, vers la reculée.
On se dirige vers la source du Lison, passe à côté des dernières maisons du village (où l'on donne des cours de cuisine) et bifurque à droite vers le Vieux Château.
On s'enfonce aussitôt dans la forêt. Le chemin, d'abord large, s'élève vite. L'on distingue sur notre droite, à travers les feuillages, la Taillanderie, ancienne manufacture d'outils, restée dans son jus, musée classé au patrimoine historique, unique avec son système hydraulique et de soufflerie toujours en état de fonctionnement.
Le chemin se fait sentier et la pente s'accentue. Nous louvoyons entre les arbres et les rochers moussus, croisons par moment des tapis d'ail des ourses, dont la floraison commence tout juste. Nous nous imprégnons des lieux. La forêt est dense et son atmosphère mystérieuse.
Après une montée sportive mais brève (ce sera la seule...), nous atteignons le plateau de Sainte-Anne. Nous prenons la direction du village en restant sur la crête et au panneau, obliquons à gauche pour un aller retour vers le Vieux Château et ses belvédères sur Nans-sous-Sainte-Anne et la reculée.
Nous arrivons sur le site et son promontoire. Il ne reste plus grand chose des vestiges du Vieux Château mais les différents panoramas qu'offre la position sont superbes.
Nous revenons sur nos pas et reprenons le chemin à gauche vers Sainte-Anne. Nous nous éloignons des bords du plateau, quittons la forêt et traversons des champs où s'ébattent poneys et chevaux. Le chemin rejoint une route que nous suivons à gauche.
Nous arrivons au village, le traversons, passons devant sa belle église, très bien entretenue.
Nous poursuivons sur la route en direction de Crouzet Migette et en suivant toujours le balisage bleu-jaune. Nous longeons des champs, puis entrons en forêt avant d'atteindre l'impressionnant Pont du Diable, édifice qui relie Sainte-Anne à Crouzet Migette en franchissant une gorge où cascade le ruisseau de Château-Renaud. Une légende entoure la construction du pont, objet d'un pacte avec le Diable (une âme contre la préservation du pont) où ce dernier sera finalement perdant.
Après le pont, quitter la route au parking et prendre à gauche le petit chemin à travers champs. Franchir quelques barrières et par un chemin agricole, rejoindre le village de Crouzet Migette.
Nous passons devant l'église et la mairie, puis devant une auberge, descendons à droite et à l'intersection empruntons la route à gauche que nous suivons quelques mètres, jusqu'à un croisement. Là, nous optons pour la petite route qui s'élève à droite (la rue des Champs Gognet). Nous la remontons derrière le village, en bordure de champs.
Peu après le village, nous laissons le chemin rouge-blanc continuer tout droit pour récupérer le sentier (toujours jaune-bleu) qui vire à gauche, dans la forêt. Nous dévalons alors la pente à travers bois, par des sentiers et des chemins qui se croisent, en suivant bien les balises. Nous débouchons sur la départementale. La longeons quelques centaines de mètres, passons devant une croix à un virage.
Nous poursuivons sur la route en prenant garde, après un autre virage, de ne pas manquer le petit sentier à gauche qui plonge dans les bois. Nous l'empruntons et le dévalons jusqu'au Gros Chêne, splendide arbre tricentenaire.
Au Gros Chêne, choisir le chemin à gauche qui nous amène à la source du Lison. Là, nous ferons un aller-retour au Creux Billard, un gouffre impressionnant entre les falaises de la reculée. Malgré l'abondance d'eau, ces dernières semaines, l'eau ne se déverse pas en cascade des diverses résurgences et le long des parois mais en filet à peine perceptible. Il faut dire qu'ici le spectacle n'est jamais le même. Il varie selon les conditions hydrauliques et les saisons. De quoi inciter les visiteurs à revenir !
Nous revenons sur nos pas et prenons le temps d'admirer la magnifique source du Lison qu'a plusieurs fois peinte Gustave Courbet.
Nous continuons vers la grotte sarrazine, faisons d'abord un détour vers le parking et l'espace Beauquier où nous aurons quelques informations sur le site et où nous découvrirons que la préservation de la source, organisée par Beauquier au début du 20ème siècle, a été à l'origine des politiques de protection de la nature.
Nous reprenons le sentier jusqu'à la bifurcation vers la grotte sarrazine. Nous nous y rendons en aller et retour. Spectacle garanti, entre de nouvelles résurgences du Lison.
Courbet, évidemment, n'a pas été insensible au charme des lieux.
Nous revenons sur nos pas et récupérons le chemin vers Nans-sous-Sainte-Anne en descendant le long du Lison.
Nous rejoignons ainsi le village et notre point de départ.
Seulement, portés par notre enthousiasme, nous ne nous arrêtons pas là. Pour que le combo-rando soit parfait, il faut ajouter une cascade à notre virée. Et quelle cascade ! Le détour s'impose.
Nous traversons donc le village, franchissons le Lison, puis le Verneau, obliquons à droite, puis à gauche et nous orientons derrière le village vers la cascade du Verneau, à laquelle nous accédons rapidement.
Nous sommes comblés. Reculée, gouffre, source, grotte, cascade... l'on peut difficilement mieux faire.
Nous retournons au village par un chemin qui part à droite et d'où nous aurons une vue champêtre sur Nans-sous-Sainte-Anne.
La randonnée est éblouissante. Et le temps mitigé n'y change rien. Un must !
Le gour de Conche, sur les pas de Courbet
De passage dans le coin, l'on s'arrêtera sur la route de Myon au panneau qui indique la direction du gour de Conche. L'aller retour sera rapide, il ne prendra que quelques dizaines de mètres.
Il s'agit de se mettre sur les pas de Gustave Courbet qui a peint la cascade, comme il a peint maints sites des environs. L'artiste, insatiable des paysages de son pays, a sillonné la région pour en restituer le mystère et la beauté. Les falaises, les grottes, les sources, les cascades, les sous bois, les plateaux avec leurs champs... rien ne lui a échappé.
Son tableau représentant le gour de Conche est exposé au musée des beaux arts de Besançon.
Le pont qui surplombe le gour n'est plus en bois, comme il est sur le tableau, mais s'ouvre toujours sur l'anfractuosité d'où se jette le torrent. L'accès au pied de la cascade se fait par un étroit sentier (après le pont, sur la rive droite), très pentu et glissant sur quelques mètres, tellement glissant au moment où l'on s'y trouve (et par temps pluvieux) que l'on renonce à l'emprunter. Et l'on se dit que le peintre, malgré son tour de taille légendaire (en 1864), et dont certains disaient qu'il était énorme, était bien agile pour se rendre dans de tels endroits avec tout son attirail sur le dos... à moins qu'il y ait eu à l'époque un accès plus facile, peut-être le long du torrent en le remontant de plus bas... ou à moins que l'on n'ait pas repéré l'accès approprié...
On remonte le Conche derrière le pont par un sentier qui le longe et tombe rapidement sur un autre torrent qui le rejoint et où se dresse une splendide roche tuffière sous une cavité.
L'on appréciera les vasques, la descente en escalier si caractéristique des cours d'eau du Jura, et on reviendra sur nos pas.
Le Mont Poupet, de Salins-les-Bains
Une très belle et très agréable boucle, à partir de Salins-les-Bains, qui nous fera gravir le Mont Poupet, le point culminant des environs à 819 mètres, à l'extrémité du massif jurassien, et d'où nous aurons un point de vue à 360 degrés. Le spectacle est particulièrement beau de la croix du Mont Poupet vers Salins et la vallée de la Furieuse.
Il faut compter une quinzaine de km et 600 m de dénivelés pour cette rando sans difficulté et suivre les panneaux indicateurs qui jalonnent le chemin ainsi qu'un balisage bleu/jaune, la plupart du temps. Le fléchage sera jaune dans la montée vers Saint-Thiébaud.
Se garer entre le camping de la ville et la crèche. Aller au bout du stade (contigu au camping, à gauche), où se tient un escalier qui débouche sur une petite route. Nous la suivons à gauche.
Nous longeons la route, tout droit, en profitant des premières vues sur le Mont Poupet à notre droite.
La route nous conduit à la véloroute. Celle-ci suit l'ancien tracé du Saumoduc qui reliait la grande saline de Salins à la saline royale d'Arc et Senans, en lui apportant les eaux saumâtres, d'où extraire le sel.
Nous poursuivons sur la véloroute, en direction de Saint-Thiébaud.
À l'intersection avec une petite route, nous quittons la véloroute et grimpons à droite (toujours vers Saint-Thiébaud). Nous nous élevons, longeons des vignes, laissons à droite le GR pour continuer vers Saint-Thiébaud et le Mont Poupet, en suivant un fléchage jaune.
L'horizon s'élargit et nous profitons de très belles envolées sur les environs, notamment vers Salins et le fort Saint-André et vers Mouchard.
À une fourche, on quitte la route pour le chemin empierré à gauche (balises jaunes) et à travers champs. Nous rejoignons une autre route. On la prend à gauche jusqu'à Saint-Thiébaud.
Dans le village, à l'intersection, nous obliquons à gauche. Nous traversons le village, le dépassons jusqu'à une croix ou nous bifurquons à droite, puis quelques mètres plus loin à gauche, en direction du Mont Poupet et de sa croix.
Nous nous élevons à travers champs et prenons rapidement un chemin à droite (suivre les balises bleu/jaune) qui grimpe dans les bois. La montée se fait un peu plus sportive, le chemin se fait sentier. La forêt est splendide.
Nous débouchons sur une aire d'envol de parapentes, aménagée sur le Mont Poupet. Le lieu est en effet couru par les adeptes de ce sport. Nous ne trouvons néanmoins personne quand nous arrivons. Il faut dire que les conditions ne sont pas appropriées. Les rafales de vent et le temps changeant sont dissuasifs...
L'avantage des aires d'envol est qu'elles offrent un terrain et une vue dégagés. Nous profitons ainsi d'un très beau panorama vers le Nord (Besançon).
Dos au panorama, nous prenons le chemin à droite qui nous amène à une deuxième aire d'envol, celle de la Corne, et d'où nous aurons une vue vers le Nord Ouest (Mouchard et Arc et Senans).
Nous continuons le chemin, qui nous fait passer par une troisième aire d'envol, en direction de l'Ouest et trouvons un large chemin empierré (après un parking pour les parapentistes). Nous suivons la direction de la croix du Mont Poupet, vers les deux antennes, érigées sur le sommet géographique du mont. C'est à cet endroit que Pasteur a mené quelques expériences pour démonter la théorie de la génération spontanée des germes.
À l'aire de repos (tables de pique-nique), nous prenons le large chemin qui descend à gauche vers le Sud, et qui se fait route. Nous suivons cette route jusqu'au pied de la croix Poupet, dressée sur son promontoire.
Nous grimpons, bien entendu, au belvédère et rejoignons la croix par des escaliers. En haut, grand spectacle garanti, notamment vers le Sud, vers Salins et la vallée de la Furieuse.
Par temps clair, l'on peut voir les Alpes et le Mont Blanc !
On redescend l'escalier et poursuivons notre descente jaune/bleu. Au parking en contrebas, nous prenons le sentier qui s'engouffre dans la forêt et vers une source.
Nous passons la source et continuons à descendre sur le chemin dit "de l'âne", à travers bois, jusqu'à atteindre des champs et la départementale.
Nous traversons la départementale et contournons la ferme et les granges par la gauche pour trouver, derrière, un large chemin. Nous le suivons à droite vers l'Ouest et Salins.
Nous croisons à nouveau la départementale mais la laissons aussitôt pour préférer le chemin à gauche, après le pont, qui nous amène à Salins (direction : Salins Les Bains et Chemin de la Plaine). Il faudra remonter un peu dans les champs jusqu'à la ferme Tout vent. L'itinéraire emprunte alors le tracé de l'ancienne voie romaine jusqu'à la cité. On profitera de magnifiques points de vue sur le Mont Poupet et sur le fort Saint-André.
Le chemin nous conduit aux premières maisons de Salins. Nous descendons dans la ville et une route à droite nous ramènera au parking et à notre point de départ.
Une superbe randonnée aux paysages multiples et variés !
Port-Lesney, un havre de paix sur la Loue
Une petite halte dans ce charmant village, situé sur les bords de la Loue dans un site naturel magnifique, s'impose.
Nous passerons par le pont qui a connu bien des affres et des reconstructions suite à des crues et, même des débâcles de glace (les temps ont bien changé...). Nous nous baladerons dans le vieux bourg avec ses splendides demeures, très bien entretenues et restaurées et nous promènerons le long de la Loue.
La saline royale d'Arc et Senans
La saline royale d'Arc et Senans est inscrite avec la Grande saline de Salins-les-Bains au patrimoine mondial de l'Unesco.
L'œuvre architecturale de Louis-Nicolas Ledoux, commandée par Louis XV, n'aura été en service qu'un peu plus d'un siècle. On y extrayait le sel des eaux venues de Salins-les-Bains grâce au saumoduc, par évaporation. Le site industriel, unique en son genre, traduit la pensée et la vision d'un artiste, promoteur d'une cité idéale, qui aura sans aucun doute inspiré les utopistes franc-comtois du 19ème siècle tels que Fourier et Considerant, dans leur projet phalanstérien.
L'on conseillera une visite guidée, afin de bien comprendre le fonctionnement de l'usine.
Le porche avec ses roches (symbolisant l'extraction du sel) ou une représentation de la caverne de Platon
Nous entrons par le bâtiment des gardes d'où l'on surveillait les entrées et sorties dans la saline. Les vols de l'or blanc étaient sévèrement réprimés et les ouvriers tenus à l'œil. L'oeil, symbolisé par un oculus au fronton de la maison du directeur.
La saline, jusqu'à peu en demi-cercle, a récemment été élargi en un cercle complet, conformément au projet initial de l'architecte. Le demi-cercle supplémentaire est occupé par des jardins qui sont amenés à prospérer dans les années qui viennent.
La saline se divisent en plusieurs bâtiments :
- la maison du directeur, centrale, où se trouvait aussi la chapelle et qui regroupe aujourd'hui l'exposition sur le sel et son procédé d'extraction, ainsi que les expositions temporaires
- sur le diamètre, les deux bernes : deux vastes bâtiments où l'on récupérait le sel en chauffant l'eau qui arrivait du saumoduc dans d'énormes cuves ; aujourd'hui, centre de lumières (diffusion de films sur trois côtés) pour l'un et salle de spectacle pour l'autre.
- sur le demi cercle, nous avons les bâtiments administratifs et les logements du personnel dirigeant, puis ceux des ouvriers, dans les berniers Est et Ouest (aujourd'hui hôtel, d'un côté, et exposition sur l'histoire des lieux (où l'on voit les affres par lesquels est passé la saline avant d'être inscrite à l'Unesco) de l'autre
- viennent ensuite à l'Ouest la tonnellerie où l'on fabriquait les tonneaux pour y entreposer le sel, dédié aujourd'hui à Ledoux et aux maquettes de ses œuvres réalisées (dont très peu ont été conservées) ou projetées, et à l'Est, la maréchalerie où se forgeait le matériel de l'usine et où, à présent, l'on se restaure.
La visite de la saline royale s'impose, tant la découverte de cet architecte précurseur du XVIIIème siècle, qu'est Ledoux, passionne.
Incontournable, dans la région ! À combiner avec la visite de la grande saline de Salins-les-Bains.
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